
Que fais-tu là
mon fils,
Assis par terre
parmi tes édifices,
Tes autos et ton
garage,
Racontant tes
bavardages.

Pourquoi ne
parles-tu pas,
Pourquoi tous
ces mots parlés si bas,
Seul dans ton
petit coin,
Pourquoi
serres-tu tes petits poings.

J'ignorais alors
que, dans ta dysphasie,
Le temps
n'existait pas dans ta vie,
Pour comprendre
les choses,
Tu devais
apprendre à petites doses.

Tu voulais tout
savoir, tout explorer,
Tu devais
toucher et essayer,
Tout défaire
pour reconstruire,
Afin de
comprendre pour mieux rebâtir.

Enfant curieux,
enfant furieux,
Oui, j'ai le
coeur gros, car j'ai fait de mon mieux,
Pour t'apprendre
les couleurs de l'arc-en-ciel,
Que tu oubliais
en quittant le ciel.

Mais, mon fils,
tu as un cadeau unique,
Une touche
magique, née de ta grande logique,
La magie de tout
réparer,
De tout
remonter, de tout faire marcher.

Alors, je te
dirai quand ce sera Noël et ta fête,
Et tu répareras
tous mes casse-têtes,
Je te
rappellerai l'heure,
Pendant que tu
programmes mon ordinateur.

Je t'expliquerai
tous tes travaux,
Pendant que tu
répares mon auto,
Je respecterai
tes limites uniques,
Car elles
ont fait de toi une personne magnifique.

Par Bionique
