J'ai deux garçons dysphasiques,
Qui vivent au son de la musique,
Mes enfants devaient comprendre pour apprendre,
Et non apprendre pour comprendre.

 

 

Nous vivons dans une société uniforme,
Où tout ce qui sort des normes,
Est renié, mis à part, ridiculisé,
Une société qui n'a pas de place pour les audi-mutités.
 

 

Mais les personnes dysphasiques on un coeur unique,
Un très grand coeur, fort comme la brique,

Attendri par plusieurs années d'incompréhension,

Ainsi que par l'amour trouvé à la maison.

 

 

Un mot doux ou une caresse de maman,

Suffisait pour leur faire oublier, un petit instant,

Les tourments et frustrations,

Pour mieux apprendre leurs leçons.

 

 

Les quelques heures passées avec papa,

A parler et discuter tout en réparant la Mazda,

Leur ont appris mille fois plus,

Que tous leurs professeurs ont jamais pu.

 

 

Chaque mot qu'ils apprenaient,

Chaque phrase qu'ils comprenaient,

Étaient une telle collation,

Que ça devenait une vraie célébration.

 

 

Ne voyez-vous donc pas, mes chers enfants,

Que tous ces gens, ces mamans, ces papas,

Qui vous ont jugés, sans vous connaître, dès la première heure,

Sont pris, eux, avec une dysphasie du coeur.

 
 
Bionique
 
 

 

 

 

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