Dyxpraxie-verbale

Grande difficulté dans l'exécution volontaire de certains mouvements malgré la conservation de la mobilité, de la sensibilité et de la coordination de base. Quand elle touche l'exécution des mouvements buccaux (siffler, faire des grimaces et bien sûr parler), on parle alors d'apraxie bucco-faciale. Si en revanche elle ne concerne que la parole, tout en permettant l'exécution des autres gestes buccaux, elle sera alors qualifiée d'apraxie verbale.

 

Points forts:

* La compréhension est relativement bonne mais difficile pour les notions abstraites (temps, relation spatiale, etc...) et les consignes qui s'éloignent de la routine.
 
* Il a envie de communiquer mais la répétition de l'échec peut diminuer son goût de communiquer.
 
* Il a le sens de l'observation.
 
* Il respecte le sujet de conversation.
 
* Il peut utiliser le mot adéquat.
 
* Il utilise beaucoup de gestes et de mimiques.
 
* Il veut apprendre à lire.

 

Points faibles:

* Il hésite et bredouille.
 
* Il a de la difficulté à prononcer: un mot comme lapin, les consonnes plus que les voyelles, les mots longs plus que les mots courts.
 
* Il peut s'empêcher de parler.
 
* Il produit un ou deux mots à la fois.

 

En grandissant,
votre enfant aura peut-être besoin de conseils plus spécifiques:


Favoriser l'utilisation de moyens visuels (images, dictionnaire visuel, pointer) pour aider la production des mots dans le plus de situations de communication possibles.
Exemple: Lorsqu'il raconte sa journée, lorsqu'il vous demande quelque chose, etc.



Poser des questions pour l'amener à préciser ses idées lorsqu'il vous manque des informations pour bien comprendre le message. Ces enfants ont tendance à limiter la quantité des mots utilisés dans leurs messages vu leur importante difficulté à exprimer leur pensée.

 

° Une petite histoire langagière °

 

......Maintenant
 
 L'enfant a un grand désir de communiquer. Afin de se faire comprendre, il utilise des gestes, des mimiques, quelques sons, parfois quelques mots simples. L'enfant démontre d'énormes difficultés à répéter après nous. Sa compréhension est bonne dans un contexte familier.
 
 
Plus tard......
 
L'enfant sera conscient de ses difficultés à s'exprimer oralement. Il aura donc tendance à faire des phrases plus courtes, à omettre les articles. Il pourra par exemple choisir de raccourcir son message en donnant l'information minimale. L'enfant apprendra comme s'il s'agissait d'une langue seconde. Il sera plus facile de le comprendre lorsque le sujet de conversation sera connu ou lorsque les phrases seront plus courtes.

 

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