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Conseil de stimulation
Les difficultés de langage
étant au premier plan chez l'enfant présentant un syndrome dysphasique,
vous aurez très probablement à rencontrer un ou une orthophoniste. En
effet, l'orthophoniste est un professionnel spécialiste des troubles de
la communication. Il évalue les aspects du langage (compréhension et
expression), il diagnostique les incapacités sur le plan de la
communication et il intervient auprès de la personne et de son
entourage.
Également d'autres professionnels pourront être consultés selon les
besoins, tels l'ergothérapeute, le neurologue, l'orthopédagogue, le
psychologue, l'éducateur spécialisé, pédopsychiatre ou autres.
Malgré l'apport que peuvent apporter les professionnels qui travaillent
auprès de ces enfants, vous, les parents, jouez un rôle de première
importance au niveau du développement chez votre enfant, dont celui du
langage.
Nous donnons des chances d'apprendre le langage à l'enfant, à chaque
fois que nous communiquons avec lui, ou bien encore, à chaque fois qu'il
est témoin d'une conversation entre autres personnes.
En général, l'enfant ayant un syndrome dysphasique a besoin d'indices
visuels (images, objets, mots écrits) et d'indices gestuel
(ex: pointer ou faire des mimiques faciales) pour supporter ses
apprentissages au niveau du langage.
Dans un contexte quotidien, les parents peuvent stimuler le
développement du langage de deux façons:
| 1- En structurant
l'environnement |
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| 2- En adaptant les attitudes
de communication |
Structurer l'environnement
| <<Une première démarche
consistera donc à aménager l'environnement dans lequel évolue
l'enfant. En lui permettant de comprendre et de contrôler le
contexte entourant la communication, on donne ainsi des points
de repère à l'enfant qui l'aident, par exemple, à se situer dans
le temps et l'espace autrement qu'avec des mots.>> |
| (Bernadette Buttiens, actes du
colloque, p.17). |
| Exemples: |
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| Utiliser un calendrier à
grandes cases pour aider l'enfant à se situer dans le temps
(voir ce qui s'est passé, ce qui s'en vient), en écrivant un mot
ou en dessinant les événements de son vécu. |
Exemple:
* Un gâteau d'anniversaire |
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| Disposer les jouets à sa vue
mais hors d'atteinte, pour que l'enfant ait à vous dire ou à
faire un geste pour demander le jouet désiré. |
| Créer des situations (qui
apparaissent probables à l'enfant) pouvant provoquer une
réaction chez lui et l'amener à communiquer avec vous. |
Exemple:
* Omettre de lui donner une
cuillère avec son bol de céréales.
*
Lui donner seulement un bas lors de l'habillage. |
Afin que l'enfant soit dans les meilleures conditions possibles pour
bien saisir le message qu'on veut lui livrer, s'assurer de minimiser les
bruits qui peuvent être dérangeants comme la télévision, la radio, le
lave-vaisselle, etc.
Adapter nos attitudes de communication
| << Un second niveau d'action
pour aider l'enfant dysphasique portera sur nos attitudes envers
lui au cours de la communication.>> Les attitudes naturelles de
communication qu'adoptent les parents ne sont souvent pas
suffisantes pour ces enfants qui sont atteints d'un syndrome
dysphasique. En effet, <<la difficulté qu'éprouvent ces enfants
à communiquer exige de notre part une certaine adaptation de nos
attitudes, afin de leur permettre de faire l'expérience de la
communication le plus souvent possible et aussi pour créer son
apprentissage du langage.>> |
| (Bernadette Buttiens, actes du colloque,
p.18) |
| Exemples: |
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| * Placez-vous à son niveau
physique (à la hauteur de son visage) lorsque vous vous adressez
à lui. Cela attirera au maximum l'attention de l'enfant et lui
permettra de bénéficier de l'expression de votre visage comme
support supplémentaire au message, en plus de démontrer votre
intérêt à son égard. |
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| * Lui laisser du temps
pour intégrer le message, pour y réagir ou pour y répondre.
N'ayez pas peur des silences, ils sont utiles, et nécessaires à
votre enfant. N'allez pas au devant de ses désirs. Ne le servez
pas sans qu'il ait besoin d'ouvrir la bouche ou de faire un
geste. |
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| * Ralentissez votre vitesse de
parole, tout en gardant une mélodie naturelle de parole. |
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| * Intéressez-vous à ce qui
l'intéresse. |
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* Écoutez quand il vous parle.
Si vous lui manifestez beaucoup d'attention quand il vous parle,
il se passera deux choses:
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| il sera de plus
en plus intéressé à parler, |
il vous imitera
en étant lui-même plus attentif quand vous lui
parlerez. |
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| * Attendez-vous à ce qu'il
communique. |
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| * Incitez doucement l'enfant à
utiliser les mots qu'il sait pour obtenir ce qu'il veut. |
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| * Réagissez quand il
s'adresse à vous pour qu'il soit motivé à communiquer à nouveau. |
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| * Répétez souvent. |
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| * S'il ne dit pas encore de
mots, amenez-le à imiter des bruits buccaux (animaux,
véhicules). C'est plus excitant et cela prépare l'apparition du
mot. |
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| * Posez des questions au moment
opportun, des questions ouvertes. |
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| * N'obligez pas à répondre,
mais incitez. |
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| * Amorcez le mot lentement,
laissez-le terminer, s'il le peut. |
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| * Incitez à répéter pour qu'il
apprenne. |
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| * Arrêtez-vous un moment ou
deux par jour, dans les périodes où l'enfant est tranquille,
pour jouer avec lui, lui parler et l'écouter dans une relation
bien personnelle. |
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| * Racontez-lui une courte
histoire le soir au coucher. Ne lisez pas. Racontez dans vos
mots. D'abord des histoires très courtes. Même si l'activité ne
dure que 30 secondes, elle sera bénéfique. Arrêtez dès que vous
n'avez plus l'attention de l'enfant. |
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Si vous ne
comprenez pas ce qu'il vous dit, vous pouvez : |
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| * Lui
signifier votre incompréhension. |
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| * Reformer
les mots ou gestes que vous n'avez pas compris.
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| * Imiter ce
qu'il a dit. |
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| * Chercher
des indices dans le contexte. |
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| * Lui
demander de fournir des indices (exemples:
pointer, aller chercher..) |
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| * Lui poser
des questions sur la partie comprise du message. |
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S'il ne
comprend pas ce qu'on lui dit, vous pouvez : |
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| * Diminuer la
longueur du message. |
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| * Ne donner
qu'une information à la fois. |
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| * Redire en
ajoutant un geste (exemple: pointer l'objet ou
l'image). |
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| * Faire une
démonstration. |
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| * Reformuler
en utilisant des mots connus de l'enfant. |
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S'il fait
des erreurs, vous pouvez : |
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| * Redonner le bon modèle,
en insistant sur les sons, les mots ou les phrases manquées. |
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Exemple :
| * Enfant:
<< kantôme >> |
| * Vous:
<< FFFantôme >> |
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| * Enfant:
<< ai mangé dans l'comptoir >> |
| * Vous:
<< T'as mangé SUR le comptoir! >>
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| * Enfant:
<< le chat é belle >> |
| * Vous:
<< Oui ! Le chat é BEAU ! >> |
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Garder
l'équilibre (entre parler/écouter). |
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Parler |
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| Pour lui montrer à
communiquer, nous devons parler pour lui donner des modèles,
lui apprendre des connaissances, pour lui montrer diverses
fonctions du langage (exemples: demander, saluer, refuser,
répondre, appeler). |
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Mais de quoi lui parler ?
Lui parler en décrivant nos actions (ex. : < Je casse un
oeuf >), ce qu'il fait (ex. : < Tu manges>) ou ce qu'il voit
(ex. : < regarde le gros camion ! >), décrire ce qui vient
de se passer ou ce qui arrivera (ex. : < Après, on va aller
à l'école. >), exprimer des sentiments. Tout ça peut se
faire à travers les activités de la vie quotidienne (ex. :
en auto, durant les repas, le bain, l'habillage, etc...) |
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Écouter |
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| En écoutant l'enfant, on
lui laisse la chance d'expérimenter à son tour le langage.
On lui laisse également la chance d'initier la
communication, et pas seulement d'y répondre. Lorsqu'il se
sent écouté, l'enfant peut développer plus facilement une
bonne estime de soi. |
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